Libérez Aung San Suu Kyi

Rassemblement de soutien à Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, assignée à résidence par la junte birmane depuis 1990.
Aung San Suu Kyi est devenue le symbole du peuple birman.
Depuis près de vingt ans, cette femme remarquable à la santé fragile, dont personne ne contesterait la légitimité sans se ridiculiser, est en prison dans son propre pays. Prisonnière politique parmi tant d’autres.
Militante non violente embastillée à Rangoon comme Julien Coupat l’est depuis 7 mois à la prison de la Santé ; tous deux jugés pour des broutilles. Il y a dix-huit ans elle à reçu le prix Nobel de la Paix pour ses actions en faveur de la démocratie dans son pays. Malgré les appels, les hommages, les anniversaires les uns après les autres, aucune organisation internationale n’a jugé bon de s’ingérer dans les affaires birmanes pour faire cesser l’oppression.
Même quand un cyclone (Nargis) dévaste la Birmanie personne ne bouge. La junte militaire se maintient au pouvoir par la terreur, grâce aux investissements étrangers et à la production d’opium.
Son seul ennemi déclaré est la population birmane.
Les exactions ont été documentées. La communauté internationale sait.
La communauté internationale admire le courage d’Aung San Suu Kyi et du peuple birman.
C’est pour cela que la communauté internationale laisse la Birmanie entre les mains de ces criminels. C’est également pour mettre en valeur la détermination de cette femme que les entreprises comme Total ont toujours soutenu les généraux birmans en bons sponsors officiels de la misère à grande échelle, de Rangoon à Brazzaville. En tant que principal partenaire économique de la junte, Total pourrait être considéré comme le plus important soutien de cette dictature sanguinaire.
Pourtant, lors de sa visite en Birmanie, Kouchner n’y a trouvé aucune cause humanitaire à défendre malgré les multiples violations des Droits Humains.
Ceci dit, il était défrayé par Total. Pour y voir plus clair, quelques témoignages d’ici et de là-bas, recueuillis place de la République à Paris, le 19 mai 2009.

