LA DICTATURE DE L’OCCIDENT

Entretien : l’actualité politique ivoirienne

"Je m’appelle Adjal DELARCI. Je suis né et j’ai grandi en Côte d’Ivoire. Je suis également Français, et je vis en France depuis bientôt 13 ans. Bien que je ne sois pas très impliqué dans la vie politique, j’ai toujours suivi de très près l’actualité politique ivoirienne. Je suis diplômé de la faculté d’Angers en la France. Je travaille en tant que chargé d’études dans les assurances.
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ENTRETIEN AVEC ADJAL DELARCI

L’AUTEUR

Guest Who : Pouvez-vous vous présenter ?

Adjal Delarci : Je m’appelle Adjal DELARCI. Je suis né et j’ai grandi en Côte d’Ivoire. Je suis également Français, et je vis en France depuis bientôt 13 ans. Bien que je ne sois pas très impliqué dans la vie politique, j’ai toujours suivi de très près l’actualité politique ivoirienne. Je suis diplômé de la faculté d’Angers en la France. Je travaille en tant que chargé d’études dans les assurances.

Guest Who : Comment définiriez-vous la démocratie (selon vos propres termes) ?

Adjal Delarci : Pour moi la démocratie, c’est un ensemble de comportement rythmé par la liberté d’opinion, la liberté de parole, la liberté d’expression, la liberté de choisir. La démocratie c’est la liberté pour un peuple de choisir qui doit mener son destin pendant une période préalablement définie par ce peuple. La démocratie, c’est la liberté tout simplement. Vous aurez compris que pour moi la Liberté est le vecteur central pour une vraie démocratie.

Guest Who : Etes-vous favorable à une limitation du nombre de mandat présidentiel ? Si oui combien, et quelle durée raisonnable de mandat ?

Adjal Delarci : Oui bien sûr il faut limiter dans nos différents pays le nombre de mandats présidentiels. Et c’est déjà le cas en Côte d’Ivoire où le mandat présidentiel est limité à deux. Ce qui fait 10 ans en cas de réélection pour mener à bien son programme. Cette durée me parait tout à fait raisonnable. Car elle permet un début d’alternance dans les pays africains où les dirigeants se croient élus à vie comme Sénégal avec Wade, 85 ans, qui modifie la constitution à sa guise, au Burkina Faso avec Compaoré au pouvoir depuis un quart de siècle. Je ne parlerai pas du Cameroun de Paul Biya qui croit qu’il y a une médaille d’or à être le doyen des chefs d’Etat africains. Curieusement, c’est avec ces présidents peu enclins à la démocratie, que discute la France pour instaurer leur démocratie en Côte d’ Ivoire. Le cas du Burkina est patent avec un président de surcroît arrivé au pouvoir par coup d’Etat. Voila ce que je dénonce entre autres dans mon livre.

L’OEUVRE

Guest Who : Vous faites bien la transition pour en arriver à votre livre"La Dictature de l’Occident". Pourquoi ce titre, de quoi parlez-vous ?
Adjal Delarci : ‘’La dictature de l’occident’’, ce titre ne doit pas être vu comme de l’anti occidentalisme. Non, loin de là. J’y dénonce simplement l’interventionnisme des grandes puissances occidentales dans les pays pauvres. Leurs ingérences dans ces pays en utilisant le mensonge comme principale arme pour convaincre l’opinion mondiale. Ce fut le cas en Irak, ça a été le cas en Côte d’Ivoire.

Je suis absolument outré par le double langage de l’UA qui nous a montré lors des crises ivoirienne et libyenne qu’elle n’existe que de nom ; elle n’a pas de position commune respectable. Je dénonce également le fonctionnement honteux de la CPI qui n’est compétente que pour les pays pauvres. Je dois rappeler que le plus grand crime de guerre de ce siècle a eu lieu en Irak sous la bannière des Etats Unis d’Amérique. Qu’en a dit la CPI ? Rien ! Qu’a-t-elle dit de la Tchétchénie, de la bande de Gaza ? RIEN ! Bien sûr je critique aussi l’Union Européenne (UE) et sa diplomatie à géométrie variable. Je parle également de l’ONU et son paradoxal conseil de sécurité (où l’on décide pour faire la guerre). L’ONU est la parfaite illustration des relations nord-sud empreintes d’injustice avec son obsolète droit de véto...

Les USA avec leur faux espoir mondial suscité par l’élection de Mr OBAMA ne changent pas d’un iota dans leur politique étrangère. Mis à part le départ d’Irak, on nous a servi que des mensonges, en l’occurrence sur la fermeture de la prison de Guantanamo. Grand discours au Caire sur la création d’un état palestinien puis virage à 360° quant à l’adhésion de la Palestine à l’ONU, puis à l’UNESCO…

Et bien entendu je présente Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara afin que l’opinion sache librement de quel côté se situe la vraie démocratie en Côte d’Ivoire. Je pointe du doigt le rôle des médias… bref, beaucoup d’autres points sur les indépendances des pays africains, la manière dont l’occident fabrique de faux dictateurs pendant qu’elle coopère avec les vrais…

Guest Who : Quel est votre but en écrivant ce livre ?

Adjal Delarci : Le principal but est d’user d’abord de ma liberté d’expression pour partager ce que je pense. C’est aussi simple que cela. Dénoncer le diktat de la fameuse communauté dite internationale. Mais également beaucoup de questionnements pour que le lecteur puisse constater lui-même les non-dits, et parfois l’intoxication volontaire des médias sur la crise politique ivoirienne qui a fait d’après le nouveau pouvoir installé par les forces franco onusiennes, presqu’autant de morts que les attentats du world Trade Center.

Guest Who : Quel public ciblez-vous ?

Adjal Delarci : Je vis en France. Bien entendu je m’intéresse à tous les publics. Mais je vise d’abord et avant tout le public français afin qu’il se rende compte de la politique étrangère de ses dirigeants. Nous sommes à un rendez-vous important en France. Il est tout de même normal que nous ne vivions pas uniquement sur la base d’un mensonge pour justifier l’intervention de la France en Côte d’Ivoire. Et demain ce sera au tour d’un autre pays sur la base, encore, du mensonge. L’assemblée nationale n’a pas été consultée avant notre intervention en Côte d’Ivoire. Je veux que l’on sache pourquoi. Et bien entendu je vise un public plus large au-delà de la France.

Guest Who : Estimez-vous qu’il y a un risque de vous mettre à dos des personnalités du paysage politique ivoirien, en écrivant ce livre ?

Adjal Delarci : Vous avez bien raison de poser cette question. Parce que tous ceux qui osent s’opposer au nouveau pouvoir, s’ils ont de la chance se retrouvent en prison ou en exil. Les moins chanceux feront les frais des atrocités des FRCI. Mais vous parlez de personnalités politiques ivoiriennes ? Reformulez votre question en précisant Alassane Ouattara. Parce que c’est de lui qu’il est question. Je dois vous rappeler que le chef politique de la rébellion Soro Guillaume sortait juste de l’Université d’Abidjan. Si un étudiant est capable d’entretenir une rébellion et acheter les armes avec autant d’argent, je vous exhorte à scolariser vos enfants en Côte d’Ivoire. J’ai dit que c’est lui qui a financé la rébellion ivoirienne avec plus de 3 millions d’euros par mois. Ça ne vient pas de moi. C’est d’ailleurs une déclaration vidéo d’un de ses plus fidèles chefs de guerre Koné Zakaria qui nous faisait en toute connaissance de cause la genèse de la rébellion ivoirienne. Ce même Koné Zakaria, après l’arrestation de Laurent Gbagbo, est nommé chef de la police militaire par Ouattara afin de mettre de l’ordre au sein des FRCI.

Guest Who : Et les autorités françaises ?

Adjal Delarci : Même s’il est vrai que dans la nouvelle démocratie version Sarkozy, l’on fait le « repérage téléphonique » des journalistes confisquant de fait leur liberté d’expression, je pars du principe que la France est un pays dit-on de liberté. Et c’est au nom de ce principe que je m’exprime sans la moindre retenue dans ce livre. De surcroit, tous les responsables politiques français savent bien tout ce que je dis. Ce n’est pas moi qui ai inventé l’affaire Karachi, l’affaire Elf, encore moins leur françafrique. Quand je parle du choc des civilisations avec les dérapages calculés de Claude Guéant jamais condamnés par son mentor, ce ne sont que des faits. Et puis quand on dit la vérité, ça peut toujours déranger. Mais pour ma part, je ne crains absolument rien. Et je mets au défi quiconque d’apporter la moindre contre-vérité dans ce livre.

Guest Who : Pour en venir aux élections, vous relevez de nombreuses irrégularités dans les procédures de vote du 2nd tour, mentionnées dans un rapport officiel de l’Union Africaine (UA) qui ne sera malheureusement jamais rendu public... Pouvez-vous nous en dire plus ?

Adjal Delarci : Ce n’est pas moi qui le dis. Ce sont les observateurs de l’UA eux-mêmes qui relèvent des intimidations, des séquestrations, des morts d’hommes. Des électeurs contraints par ce qu’il est convenu d’appeler ex-rébellion, de voter pour Alassane avec une arme pointée sur eux, certains représentants contraints de signer des dépouillements auxquels on les a empêchés auparavant d’assister. Parce qu’on les a expulsés des bureaux de vote sous la menace des armes… En gros, les éléments de Force Nouvelles (l’armée rebelle) semaient la terreur. Des urnes en plein air au vu et au su de l’ONUCI… Tous ces mots que j’utilise sont ceux des observateurs de l’UA, qui ont notamment fait état de cas où des électeurs ont été empêchés de voter, d’autres contraints de voter Alassane Ouattara sous la menace d’armes à feu, avec des représentants de Laurent Gbagbo simplement tués selon les propres termes de l’Union Africaine (UA).
Je reprends leur propre rapport et je soulève les contradictions énormes entre celui-ci et la position officielle de l’UA.

Guest Who : Vous présentez l’ancien président Gbagbo comme le "véritable symbole de la démocratie et de la liberté d’expression" en CI... Quels faits historiques sont à mettre à son crédit au regard de son parcours politique en CI ?

Adjal Delarci : Oui et sans la moindre hésitation. Je ne vais pas ici reprendre tout ce que je dis dans mon livre. Néanmoins pour répondre à votre question, je peux relever un seul fait historique : avant l’entrée de Gbagbo en politique, il n’existait qu’un seul journal en Côte d’Ivoire. Celui du parti unique. C’est sous son impulsion que l’on a connu la multiplication des quotidiens et donc la liberté d’expression. Avec le PDCI, la prison était devenue le deuxième domicile des journalistes. L’arrivée de Gbagbo au pouvoir marquera par décret, l’interdiction, je dis bien l’interdiction d’emprisonner les journalistes en Côte d’Ivoire. Avec l’installation de Ouattara le 11 avril 2011, des journalistes croupissent à l’heure actuelle à la prison centrale d’Abidjan (MACA). Les détracteurs de Gbagbo diront de lui qu’il est dictateur parce qu’il arme son pays. Je leur dirai de regarder un peu le budget de la défense en France ou aux USA et de les comparer à ceux de la Côte d’Ivoire. En France c’est le 4ème poste des dépenses de l’Etat loin devant la justice. Les dirigeants de ces pays sont-ils considérés comme des dictateurs ? Non, je ne crois pas.

Guest Who : Comment avez-vous vécu l’ingérence de la France (avec le silence complice de la Communauté Internationale) dans les affaires Ivoiriennes ?
Adjal Delarci : Mais ce n’est pas nouveau. Ce qu’il y a de nouveau c’est que le président Gbagbo a poussé le président Sarkozy dans son dernier retranchement, dans son désir de mettre son ami à la tête d’un pays qui n’a pas voté pour lui. Et c’est ce qui est simplement révoltant. Mais je pense que si cette prise de position flagrante de la France peut aider l’Afrique à prendre enfin conscience et aller dans le sens de ce que Sékou Touré appelait la liberté dans la pauvreté en lieu et place de l’indépendance dans la soumission, ce serait déjà un bon début !

Guest Who : Vous dénoncez aussi le rôle des médias dans la diabolisation de Laurent Gbagbo... Quelles incohérences/hypocrisies particulières vous ont le plus révolté dans ce manège ?

Adjal Delarci : L’ensemble des médias a simplement été le porte parole de la communauté internationale. Il n’y avait que vers la fin de la crise que l’on a pu voir quelques rares journaux comme le Nouvel Observateur ou encore L’Humanité nous montrer un aperçu des atrocités de forces rebelles de Mr Ouattara. Dans mon livre j’ai repris des faits concrets de l’acharnement des medias français contre un seul camp : celui du président Gbagbo. C’est quand même curieux, non ?

Guest Who : Et la part de responsabilité des dirigeants africains dans les faits d’ingérence des Grandes Puissances que vous dénoncez ?
Adjal Delarci : Bien sur que la part de responsabilité des africains eux-mêmes est énorme. Elle s’explique d’abord par le rapport des observateurs de l’UA. Des gens qui font un constat précis d’une élection non démocratique et qui finissent par s’aligner sur la position de leurs chefs occidentaux. En bon français cela s’appelle de la soumission ou encore tout simplement de la lâcheté. Après tout ce scénario comment voulez-vous que l’on entende une voix unie d’une Afrique forte sur la scène internationale. Savez-vous pourquoi jusqu’ici le rapport de la CEDEAO sur les élections ivoiriennes n’est à ce jour pas rendu public ? Seuls les dirigeants de cette organisation pourront répondre à cette question et nous clarifier sur leur réelle cohérence.

Guest Who : Pouvez-vous dire un mot sur Charles Blé Goudé et son rôle avant et pendant la crise en Côte d’Ivoire... ?

Adjal Delarci : Un mot ? Difficile de dire un seul mot sur ce Monsieur. Mais comme vous m’en demandez un je vous répondrai simplement : PATRIOTE. Dans mon livre j’ai pris le temps d’expliquer le sens de son combat pour l’Afrique. Mais vous savez, les ennemis de l’Afrique n’ont pas intérêt à ce qu’il y ait une vraie démocratie sur ce continent. Vous comprendrez pourquoi ils ont éliminé Lumumba au Congo, ou encore Sankara au Burkina Faso. Ils détestent les démocrates comme Blé Goudé et les trouvent trop gênants pour la pérennisation de la françafrique.

Sur l’ACTUALITE

Guest Who : Que vous évoque le "printemps arabe" et quel est, selon vous, le pouvoir réel d’un peuple qui vit en "démocratie" face à un gouvernement élu, par grave temps de crise ?

Adjal Delarci : SI le printemps arabe est constitué que de mouvements spontanés de peuples qui aspirent à la démocratie, l’on ne peut que s’en réjouir. Mais je crains fort bien que dans certains cas ces mouvements soient téléguidés depuis l’extérieur. Je pense que ceux qui ont aimé le printemps arabe devraient aussi apprécier l’automne islamique. Je suis contre l’idée des tous puissants qui veulent imposer leur mode de vie partout dans le monde. Non. Ce qui est bon pour la France ou la Grande Bretagne ne l’est pas forcement pour la Libye et vice versa.

Guest Who : Les institutions et lois rentrées en vigueur depuis l’investiture du Président Ouattara en CI favorisent-elles la démocratie et la liberté d’expression (quels changements majeurs depuis le départ de Gbagbo ?

Adjal Delarci : Laurent Gbagbo a fait 10 ans au pouvoir. Il a décrété l’interdiction formelle d’emprisonner des journalistes en Côte d’Ivoire. Et sous son mandant aucun homme de media n’a connu la prison. Il est le président ivoirien le plus critiqué de l’histoire de la RCI par les journalistes. Y compris sur sa vie privée. En revanche depuis l’installation de Ouattara au pouvoir la prison est devenu le deuxième domicile des journalistes, ceux là-même qui sont la voix de la liberté d’expression. Son armée FRCI fait sa loi dans tout le pays. Les partisans de Gbagbo sont interdits de manifester en Côte d’Ivoire. Un seul parti RHDP règne maintenant dans ce pays sans opposition. Voilà l’état de la démocratie en Cote d’Ivoire.

Guest Who : Que vous inspire la récente visite du président Ouattara à l’Elysée le mois dernier ?

Adjal Delarci : Rien de plus que l’institutionnalisation de la françafrique !

Guest Who : Quel espoir raisonnable nourrissez-vous pour l’avenir politique des Ivoiriens, et des peuples Africains de façon générale ?

Adjal Delarci : Pour la Côte d’ivoire, il est difficile de nourrir un espoir raisonnable quand on sait que l’un de ses dignes fils est aujourd’hui injustement détenu à la CPI. Cependant, j’ose espérer que le pays retrouvera un vrai climat de sécurité. Et que les FRCI arrêteront leurs exécutions sommaires exercées impunément sous les yeux de la communauté internationale.

Pour ce qui est de l’Afrique je reste sceptique quant à une prise de conscience générale de nos dirigeants qui bradent toutes nos ressources à leurs amis occidentaux pour obtenir en retour le soutien à leurs régimes peu enclins à la démocratie et non soucieux du devenir de nos peuples. Je veux bien croire que l’Afrique sortira un jour des élections truquées, des modifications unilatérales de constitutions. Mais ce qui se passe au Cameroun où l’on a un président à vie, en RDC, au Gabon, au Togo, et bientôt au Sénégal où la présidence est une affaire de famille, le sentiment de déception finit par l’emporter. Mais comme on le dit, l’espoir est toujours permis. Et tant qu’il y aura des gens comme Blé Goudé, ou d’autres Gbagbo qui pensent que l’on peut y arriver en se passant de la main mise de l’ancienne puissance coloniale, j’ose espérer que la démocratie en Afrique ne sera pas un vain mot.

Guest Who : Comment peut-on se procurer votre livre ?

Adjal Delarci : Pour ceux qui seraient intéressés, mon livre est disponible sur le site de l’éditeur Thélès (http://www.theles.fr/livre/adjal-delarci_la-dictature-de-l-occident), et sur d’autres sites comme amazon.com, chapitre.com. Vous pouvez également le retrouver dans toutes les librairies en demandant : Adjal DELARCI, « La dictature de l’Occident » !

Propos recueillis par Mr. West,

Février 2012

Source : http://insideguestwho.over-blog.com/article-adjal-delarci-100114191.html

Mis en ligne par delarci
 14/03/2012
 https://bitin.fr/caraibe/LA-DICTATURE-DE-L-OCCIDENT.html

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