Aux Peuples, aux Travailleurs, aux Organisations Ouvrières et Démocratiques du Monde entier, à la (...)

3 janvier 2011 | LIDEJIS

Aux Peu­ples, aux Tra­vailleurs, aux Orga­ni­sa­tions
Ouvriè­res et Démo­cra­ti­ques du Monde entier
A la Com­mu­nauté Inter­na­tio­nale

Cama­ra­des, chers amis,

En Jan­vier 2009, les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe se sou­le­vaient con­tre l’injus­tice, le mépris et la misère pour exi­ger l’ins­tau­ra­tion de nou­veaux rap­ports sociaux, pour une société plus juste et plus équi­ta­ble débar­ras­sée de la pwo­fi­ta­syon.

Dans son allo­cu­tion du 19 février 2009, Nico­las SAR­KOZY, Pré­si­dent de la Répu­bli­que Fran­çaise affir­mait :

1. Une crise qui trouve ses raci­nes dans un sys­tème éco­no­mi­que à deux vites­ses géné­rant une iné­ga­lité de la répar­ti­tion des riches­ses d’autant plus insup­por­ta­ble que cette iné­ga­lité est par­ti­cu­liè­re­ment visi­ble dans un milieu clos. …….

2. …..On ne plus fer­mer les yeux sur ces situa­tions oli­go­po­lis­ti­ques qui abou­tis­sent à ce que les con­som­ma­teurs se voient impo­ser les tarifs qui ne sont pas jus­ti­fiés par l’éloi­gne­ment et qui sont donc res­sen­tis comme de plus en plus injus­tes par toute une popu­la­tion.

Et pour­tant, aujourd’hui, l’Etat est le prin­ci­pal garant de la pwo­fi­ta­syon en Gua­de­loupe. Du 20 jan­vier 2009 au 04 mars 2010, la con­tes­ta­tion con­tre la pwo­fi­ta­syon a abouti à la signa­ture de deux Accords : l’Accord Inter­pro­fes­sion­nel sur les salai­res dit ‘’Accord BINO’’ (du nom du cama­rade Jac­ques BINO mys­té­rieu­se­ment abattu par arme à feu le 18 février 2009) et l’Accord géné­ral du 04 mars 2009 signé par l’État, le Con­seil Géné­ral, le Con­seil Régio­nal et le LKP.

L’Accord du 04 mars pré­voit en son arti­cle 165 la mise en place d’une Com­mis­sion de Suivi com­po­sée de l’État, du Con­seil Géné­ral, du Con­seil Régio­nal et du LKP char­gée de sui­vre l’évo­lu­tion des chan­tiers et de pour­sui­vre les négo­cia­tions sur les autres points de la plate-forme de reven­di­ca­tions non encore exa­mi­nés.

Cette Com­mis­sion s’est réu­nie à 4 repri­ses : les 3 der­niè­res ren­con­tres ont été tenues à la suite de mobi­li­sa­tions des Tra­vailleurs et du Peu­ple de Gua­de­loupe à l’appel du LKP (Mai 2009 – Octo­bre 2009 – Novem­bre 2009 pour mémoire).

Aujourd’hui, cela fait plus de 8 mois que nous sol­li­ci­tons une nou­velle réu­nion de la-dite com­mis­sion, du fait de la non-appli­ca­tion de nom­breux enga­ge­ments, sans suc­cès.

L’Etat, le Con­seil Géné­ral, le Con­seil Régio­nal (depuis la mi-avril) ont décidé d’igno­rer le LKP, de ne pas répon­dre aux cour­riers du LKP.

Ils ont fait le choix de nier l’exis­tence du LKP, de nier leur signa­ture. C’est la même atti­tude qui pré­vaut au Minis­tère des DOM.

Le 17 novem­bre, suite à l’inter­pel­la­tion du Fran­çois Fillon par le député du Nord, Jean - Jac­ques Can­del­lier, le pré­fet de Gua­de­loupe fai­sait par­ve­nir par média inter­posé un cour­rier à l’UGTG (Union Géné­rale des Tra­vailleurs de Gua­de­loupe), orga­ni­sa­tion syn­di­cale mem­bre du LKP en pré­ci­sant que tous les enga­ge­ments étaient tenus, réglés et satis­faits et de pour­sui­vre : « Je suis cepen­dant tout à fait dis­posé à rece­voir une délé­ga­tion de l’UGTG, comme je le fais pour tout syn­di­cat qui me le demande…. Ma porte reste cepen­dant ouverte pour rece­voir des repré­sen­tants syn­di­caux lors­que ceux - ci sou­hai­tent évo­quer des ques­tions rele­vant de leur domaine de com­pé­tence, à savoir la défense des droits des sala­riés et de leur pro­fes­sion. …. Dia­lo­guer avec les repré­sen­tants syn­di­caux ne doit être ni l’occa­sion de remet­tre en cause le sta­tut poli­ti­que de la Gua­de­loupe, ni de tenir des pro­pos à con­no­ta­tion poli­ti­que con­tre l’Etat et les élus de la répu­bli­que. »

A deux repri­ses donc, le repré­sen­tant de l’Etat, en réponse au cour­rier du LKP, aura déli­bé­ré­ment écrit à l’UGTG et nom au LKP, niant ainsi l’exis­tence du LKP et par la même la signa­ture de l’Etat. Le sigle LKP est absent de tout docu­ment éma­nant de la pré­fec­ture ou du Minis­tère des DOM, de toute décla­ra­tion publi­que des repré­sen­tants de l’Etat. Dire LKP relève doré­na­vant d’un crime d’état ; peut - être iront - ils jusqu’à sup­pri­mer ces trois let­tres de l’alpha­bet.

Cette réponse du pré­fet nous en dit long sur la volonté des signa­tai­res d’éra­di­quer le LKP et de remet­tre en selle la pwo­fi­ta­syon car elle est par­ta­gée par les pré­si­dents « socia­lis­tes » du con­seil géné­ral et du con­seil régio­nal. Rap­pe­lons-nous les pro­pos d’Oli­vier Bian­ca­relli, con­seiller de Nico­las Sar­kozy, qui carac­té­ri­sait le LKP de la façon sui­vante « for­ma­tion d’appa­rence syn­di­cale mais mue en réa­lité par des objec­tifs poli­ti­ques éloi­gnés du cadre répu­bli­cain. »

Ainsi, lut­ter con­tre les dis­cri­mi­na­tions et le racisme à l’embau­che à l’encon­tre des Gua­de­lou­péens d’ori­gine afri­caine et indienne ; dénon­cer les injus­ti­ces ; reven­di­quer un meilleur accès aux soins, à l’édu­ca­tion ; défen­dre les ter­res agri­co­les et la pro­duc­tion locale ; exi­ger un vrai plan pour la for­ma­tion et l’inser­tion de la jeu­nesse (60% des moins de 25 sont au chô­mage) ; etc … relè­ve­rait de la sub­ver­sion.

La Gua­de­loupe demeure donc une colo­nie de la France, ter­ri­toire qui lui assure, avec ses autres pos­ses­sions de par le monde, sa puis­sance éco­no­mi­que et son auto­rité vis à vis des autres nations.

En effet,

  • Le déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que ins­ti­tué ici, basé sur l’import/dis­tri­bu­tion, les ser­vi­ces, le com­merce et l’indus­trie du plai­sir exclut les pro­duc­teurs réels, entre­tient le chô­mage, l’indi­vi­dua­lisme, les dévian­ces socia­les, la cor­rup­tion et garan­tit aux ren­tiers éco­no­mi­ques et poli­ti­ques, la péren­nité de leur pwo­fi­ta­syon.
  • L’illet­trisme et l’échec sco­laire tue notre jeu­nesse. Le droit pour tout Gua­de­lou­péen de tra­vailler dans son pays est un droit ina­lié­na­ble tout comme le droit pour le Peu­ple Gua­de­lou­péen de dis­po­ser de lui - même.
  • Les réfor­mes ins­ti­tu­tion­nel­les et/ou sta­tu­tai­res déci­dées par l’Etat fran­çais n’ont pas pour objec­tif d’amé­lio­rer le sort des Gua­de­lou­péens, ni de s’oppo­ser à la pwo­fi­ta­syonmais sont des­ti­nées à met­tre en con­for­mité l’orga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale de la France avec celle de l’Europe et à pré­ser­ver l’empire colo­nial fran­çais.

Nous l’aurons com­pris, nous nous situons bien dans un sys­tème colo­nial qui fonde sa légi­ti­mité sur le racisme, le mépris, la supé­rio­rité d’une cul­ture sur une autre, d’un être humain sur un autre. Et tout com­bat visant à défen­dre notre exis­tence, à recon­nai­tre et à pra­ti­quer notre lan­gue, notre cul­ture ; toute ten­ta­tive visant à déve­lop­per notre pays tenant compte de nos réa­li­tés, …. sont et seront clas­sés au rang de la sub­ver­sion et répri­més comme tels.

L’indi­gène n’est pas un être cons­cient ni équi­li­bré et doit donc être édu­qué, for­maté par la mère patrie pour en faire un homme. C’est le sens même de la mis­sion civi­li­sa­trice de la France jus­ti­fiant l’escla­vage, la traite négrière, la colo­ni­sa­tion, le pillage de l’Afri­que, ….

En Gua­de­loupe, en guise de réponse aux reven­di­ca­tions des Tra­vailleurs et du Peu­ple, ce sont, encore une fois, plu­sieurs cen­tai­nes de gen­dar­mes qui sont dépê­chés sur le ter­ri­toire pour y faire régner l’ordre colo­nial répu­bli­cain qui con­siste à répri­mer tou­tes cel­les et tous ceux qui osent dire NON à la pwo­fi­ta­syon, qui osent dénon­cer l’exploi­ta­tion et l’injus­tice.

C’est le cas de deux avo­cats Sarah Aris­tide et Patrice Tacita qui sont mis en exa­men pour dif­fa­ma­tion pour avoir porté plainte con­tre un magis­trat pour écou­tes télé­pho­ni­ques illé­ga­les.

Ce sont main­te­nant trois jour­na­lis­tes de la télé publi­que qui sont mis en exa­men pour com­pli­cité de dif­fa­ma­tion pour avoir publié l’affaire dite des écou­tes télé­pho­ni­ques illé­ga­les.

Ce sont aussi José Naé­jus et Charly Lendo mili­tants diri­geants de l’UGTG qui sont con­dam­nés par la jus­tice colo­niale pour avoir refusé de se sou­met­tre à un pré­lè­ve­ment ADN alors qu’ils sont tota­le­ment relaxés pour les faits ayant con­duit à leur mise en exa­men.

L’Etat et ses alliés locaux veu­lent cas­ser l’unité du Peu­ple, ter­ro­ri­ser les syn­di­ca­lis­tes, muse­ler la presse, domes­ti­quer les avo­cats. Ils ont une véri­ta­ble peur poli­ti­que de l’unité retrou­vée des Tra­vailleurs, de leurs Orga­ni­sa­tions et du Peu­ple de Gua­de­loupe.
Cette con­fiance, cette unité, cet amour retrouvé entre Tra­vailleurs, entre Gua­de­lou­péens de dif­fé­ren­tes ori­gi­nes maté­ria­li­sés par le LKP, ont mis à nu les déri­ves, les escro­que­ries, les dis­cri­mi­na­tions, le mépris, la domi­na­tion que NOUS Tra­vailleurs et Peu­ple de Gua­de­loupe subis­sons depuis tan­tôt, mais ont sur­tout créé un espoir nou­veau.

Depuis notre fière et large mobi­li­sa­tion de jan­vier, février mars 2009, nos dizai­nes d’heu­res de négo­cia­tion et de con­fron­ta­tion avec les pwo­fi­tan, nous avons défi­ni­ti­ve­ment com­pris qu’il nous était pos­si­ble de cons­truire un autre pays, une autre société ; qu’il nous était pos­si­ble de pen­ser à notre déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que, social et cul­tu­rel selon nos pro­pres res­sour­ces, avec la com­pé­tence de nos cadres et le dyna­misme de notre jeu­nesse ; que notre cul­ture cons­ti­tue un liant fon­da­teur avec lequel l’homme et la femme de Gua­de­loupe peu­vent évo­luer sans com­plexes.

Cette Gua­de­loupe nou­velle est aujourd’hui en mou­ve­ment. Nous n’avons plus peur de l’autre. Tra­vailleurs et Peu­ple de Gua­de­loupe savent doré­na­vant qu’ils peu­vent se lever, dénon­cer, récla­mer et s’oppo­ser kont tout pwo­fi­ta­syon.

Nous dis­po­sons d’une vision plus claire de ce qu’il con­vient de faire, d’éla­bo­rer et de cons­truire pour que nous ces­sions d’être des colo­ni­sés, des assi­mi­lés, des domiens, des ultra­ma­rins, des ultra­pé­ri­phé­ri­ques et ce, même si aujourd’hui encore nous nous inter­ro­geons sur les voies et moyens pour y par­ve­nir.

Nous ne recu­le­rons pas. Nous avons rai­son.
NON aux men­son­ges, NON à la répres­sion, NON au mépris.

L’État et les élus de Gua­de­loupe ont fait le choix de refu­ser la con­cer­ta­tion, le refu­ser le dia­lo­gue, de refu­ser la négo­cia­tion et de répri­mer les Gua­de­lou­péens comme en 1967 où plus de 100 Tra­vailleurs ont été fusillés dans un mou­ve­ment de grève des ouvriers du bâti­ment qui récla­maient 2,5% d’aug­men­ta­tion de salaire.

Le 14 Décem­bre 2010, ce sont encore 20 000 per­son­nes qui ont mani­festé dans les rues de Pointe - à - Pitre pour récla­mer res­pect, jus­tice et vérité.

Notre demande d’audience à la Sous-pré­fec­ture s’est sol­dée par un refus exprimé en ces ter­mes :
« L’auto­rité pré­fec­to­rale ne sou­haite pas vous rece­voir ».
Même réponse le mer­credi 15 où encore une fois, les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe étaient mobi­li­sés devant les grilles de la sous pré­fec­ture. « L’auto­rité pré­fec­to­rale ne sou­haite pas vous rece­voir ».

Mais que veu­lent - ils nous faire faire ?

Après ces deux jour­nées de mobi­li­sa­tion, les 14 et 15 décem­bre 2010 :

  • Le LKP prend acte du refus de l’Etat fran­çais de res­pec­ter ses enga­ge­ments rela­tifs à l’appli­ca­tion pleine et entière des Accords du 26 Février 2009 (Bino) et du 04 mars 2009.

En refu­sant cyni­que­ment tout dia­lo­gue (“l’Auto­rité Pré­fec­to­rale ne sou­haite pas vous ren­con­trer”), l’Etat fran­çais réaf­firme ainsi d’une part qu’il ne négo­cie que dans le cadre du rap­port de for­ces et d’autre part con­firme son sou­tien indé­fec­ti­ble au sys­tème de pwo­fi­ta­syon que ses poli­ti­ques suc­ces­si­ves ont engen­dré.

Une telle atti­tude ne peut que nous rap­pe­ler qu’un Etat colo­nial, en l’occur­rence l’Etat fran­çais, dis­pose de qua­tre points d’appui : l’alié­na­tion, la dépen­dance éco­no­mi­que, la sou­mis­sion de la classe poli­ti­que locale et la répres­sion des oppo­sants poli­ti­ques, des avo­cats, des jour­na­lis­tes et des syn­di­ca­lis­tes pour asseoir sa domi­na­tion.

  • Le LKP prend acte éga­le­ment du silence com­plice de la plu­part des élus, trop occu­pés à la pré­pa­ra­tion de leur réé­lec­tion aux pro­chai­nes can­to­na­les et séna­to­ria­les de l’année 2011 et des­con­seillers ter­ri­to­riaux de l’année 2014.
  • Le LKP prend ensuite acte du refus d’un cer­tain patro­nat de faire droit aux jus­tes reven­di­ca­tions des Tra­vailleurs, de leur cons­tante quête de sub­ven­tions publi­ques, éri­gées en sys­tème de ges­tion des entre­pri­ses, leur garan­tis­sant depuis des années la péren­nité de leur rente de situa­tion.
  • Le LKP prend sur­tout acte de la déter­mi­na­tion des Tra­vailleurs, de leurs orga­ni­sa­tions et du Peu­ple de Gua­de­loupe pour le res­pect de leurs droits fon­da­men­taux.

Nous som­mes donc dans la même con­fi­gu­ra­tion qu’au mois de décem­bre 2008, point de départ du mou­ve­ment de con­tes­ta­tion de la pwo­fi­ta­syon qui a duré 44 jours.

Par le refus de la dis­cus­sion, par le mépris cons­tam­ment affirmé pour les légi­ti­mes préoc­cu­pa­tions des lar­ges mas­ses, l’Etat colo­nial ne peut pro­vo­quer que colère et révolte.

Le LKP salue la fière et large mobi­li­sa­tion popu­laire qui l’invite à la pour­suite de notre enga­ge­ment col­lec­tif.

En con­sé­quence, le LKP et les orga­ni­sa­tions qui la com­po­sent, appel­lent les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe à s’orga­ni­ser et à se pla­cer réso­lu­ment dans la pers­pec­tived’un nou­veau mou­ve­ment, beau­coup plus ample qu’en jan­vier 2009 et d’une por­tée déci­sive, mou­ve­ment ren­forcé par l’expé­rience acquise de nos deux années de lutte.

Il s’agira alors, et ce dès main­te­nant, pour l’Auto­rité LKP de cons­truire et d’enga­ger “l’opé­ra­tion déchou­kaj de la pwo­fi­ta­syon”.

L’État fran­çais, le pré­si­dent du Con­seil Géné­ral, le pré­si­dent du Con­seil Régio­nal et la minis­tre des colo­nies ont fait le choix du pour­ris­se­ment et de la colère pour répri­mer voire mas­sa­crer les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe comme en Mai 1967.

Nous avons fait le choix de l’infor­ma­tion, du débat, de la con­cer­ta­tion, du dia­lo­gue, de la mobi­li­sa­tion en cons­cience et cela dérange. Car aujourd’hui, le LKP est incon­tes­ta­ble­ment la plus grande force orga­ni­sée de Gua­de­loupe.

Nous avons su aujourd’hui sur­mon­ter nos dif­fé­ren­ces et nos diver­gen­ces pour for­ger une unité dans laquelle la grande majo­rité du Peu­ple et des Tra­vailleurs de Gua­de­loupe se recon­naît.

Ainsi, au nom de la démo­cra­tie, au nom de la liberté, au nom du res­pect des enga­ge­ments, au nom de la vie, au nom du res­pect et de la dignité des tra­vailleurs et du Peu­ple de Gua­de­loupe, le LKP appelle la Com­mu­nauté Inter­na­tio­nale, les Tra­vailleurs, les Orga­ni­sa­tions Ouvriè­res, les Peu­ples du Monde entier à sou­te­nir les Tra­vailleurs, le Peu­ple de Gua­de­loupe, les Orga­ni­sa­tions qui lut­tent au sein du LKP con­tre la répres­sion, le mépris et pour le res­pect et l’appli­ca­tion des accords, notam­ment :

  • la mise en place effec­tive du plan d’urgence pour la for­ma­tion et l’emploi des jeu­nes ;
  • la mise en place d’un prix uni­que de l’eau, la mise en place d’un syn­di­cat uni­que de ges­tion de l’eau, le rem­pla­ce­ment des cana­li­sa­tions et la mise à dis­po­si­tion d’une eau pota­ble et buva­ble ;
  • la mise en place de négo­cia­tions dans tou­tes les bran­ches pro­fes­sion­nel­les sur la for­ma­tion; la repré­sen­ta­ti­vité, les car­riè­res, la mise en place du SMIC Gua­de­lou­péen; l’indem­ni­sa­tion du chô­mage ;
  • la mise en place d’une tari­fi­ca­tion spé­ci­fi­que pour les chô­meurs, les sta­giai­res ; les appren­tis, les per­son­nes âgées et les per­son­nes han­di­ca­pées dans le Trans­port Public de voya­geurs ;
  • l’accès des cadres Gua­de­lou­péens aux pos­tes à res­pon­sa­bi­lité dans les entre­pri­ses publi­ques et pri­vées ;
  • la recon­nais­sance de la lan­gue créole par notam­ment, le dou­blé flé­chage fran­çais/créole et la créa­tion audio-visuelle ;
  • la mise en place d’un véri­ta­ble ser­vice public d’appro­vi­sion­ne­ment et de dis­tri­bu­tion de car­bu­rant et des mar­chan­di­ses tenant compte des déri­ves cons­ta­tées par l’Auto­rité de la Con­cur­rence notam­ment ;
  • La pour­suite des négo­cia­tions sur les autres points non encore exa­mi­nés.

Pour le Col­lec­tif LIYAN­NAJ KONT PWOFI­TA­SYON
Elie DOMOTA
Pointe - à - Pitre, le 17 Décem­bre 2010

Source : http://lkp-gwa.org/dotclear/index.php?post/2011/01/02/Aux-Peuples,-aux-Travailleurs,-aux-Organisations-Ouvri%C3%A8res-et-D%C3%A9mocratiques-du-Monde-entier,-

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